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Villefranche-sur-Mer × La Nouvelle-Orléans

Le Tremé, de La Nouvelle-Orléans à la Méditerranée

Jazz Ambassador 12 fait entendre, comprendre et pratiquer la musique née dans le plus ancien quartier afro-américain des États-Unis. Concerts, conférences et ateliers, toute l'année sur la Côte d'Azur.

L'association

Un pont entre Villefranche-sur-Mer et le Tremé

Jazz Ambassador 12 est née le 21 novembre 2018, à Villefranche-sur-Mer. À l'origine, une conviction partagée par une poignée de musiciens et de passionnés : le jazz n'est pas seulement un répertoire, c'est le récit d'un quartier et de celles et ceux qui l'ont fait vivre.

Ce quartier, c'est le Tremé. L'association s'est donné pour objet d'en être l'ambassadrice sur la Côte d'Azur : faire entendre sa musique, raconter son histoire, transmettre sa pratique. Cela prend la forme de concerts et de festivals, de conférences et de projections, de parrainages de jeunes musiciens et d'échanges éducatifs et culturels avec des structures des deux rives de l'Atlantique.

Association loi 1901 déclarée, Jazz Ambassador 12 fonctionne grâce à ses adhérents et à ses bénévoles. Elle ne poursuit aucun but lucratif : ses ressources sont réinvesties dans sa programmation et dans ses interventions auprès des publics scolaires.

Le quartier

Là où la musique a pris racine

Au nord du Vieux Carré, le Faubourg Tremé se constitue dans les années 1810 sur les terres d'un artisan chapelier, Claude Tremé. Il devient rapidement l'un des plus anciens quartiers afro-américains des États-Unis, habité par des personnes libres de couleur, des artisans et des musiciens.

C'est là, sur l'esplanade de Congo Square, que se retrouvaient le dimanche des hommes et des femmes réduits en esclavage. Tambours, chants et danses venus d'Afrique et des Caraïbes y ont survécu quand ils étaient interdits ailleurs. Un siècle plus tard, ces rythmes irriguent les fanfares du quartier et la musique qui allait devenir le jazz.

Le Tremé, c'est aussi une organisation sociale. Des sociétés d'entraide y sont fondées pour garantir aux familles des funérailles dignes : de là viennent les jazz funerals et les second lines, ces cortèges où la fanfare est suivie par le quartier tout entier.

À la fin des années 1960, la construction de l'autoroute I-10 au-dessus de Claiborne Avenue détruit l'artère commerçante et sa double rangée de chênes. Le quartier en porte encore la cicatrice. Sa culture, elle, n'a jamais cessé de jouer.

  • 1817

    La municipalité désigne officiellement Congo Square comme lieu des rassemblements du dimanche.

  • 1841

    La paroisse Saint-Augustin est fondée au cœur du quartier ; ses bancs sont achetés par des familles libres et par des esclaves.

  • 1968

    L'autoroute surélevée recouvre Claiborne Avenue et coupe le Tremé en deux.

En images

Une saison en photographies

Répétitions, balances et soirs de concert. Ce que le Tremé a transmis se reconnaît d'abord à ça : des instruments dans les mains de quelqu'un.

Un trompettiste en contre-jour sur scène, sous des projecteurs violets.
Une batterie et un saxophone posés sur scène avant le début du concert.
La main d'un musicien posée sur les pistons d'une trompette, en lumière chaude.
Les mains d'un claviériste sur un synthétiseur, lors d'un concert en plein air.
Une saxophoniste joue sur une grande scène baignée de lumière orange.
Gros plan sur les mains d'un bassiste jouant sur une basse électrique en bois.
Un guitariste joue sur une guitare blanche, un autre musicien en arrière-plan.
Un saxophoniste joue devant une batterie, sous une lumière violette.

Faites vivre l'héritage du Tremé sur la Côte d'Azur

Adhérer, donner un coup de main un soir de concert, accueillir un atelier dans votre établissement ou soutenir la saison en tant que partenaire : il y a plusieurs façons de nous rejoindre. Écrivez-nous, nous répondons sous quelques jours.

jazzambassador12@gmail.com